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Le rôle de l’analyse

 

 

 

Au même titre que la construction d’une maison, la conception d’une application peut nécessiter une étude préalable durant laquelle nous pouvons élaborer un plan de travail, et ce, afin que tous les aspects du projet soient pris en compte dès le coup d’envoi.

En programmation, on parle « d’analyses » et non pas de « plans ».

Alors amis architectes, c’est le moment de devenir analyste !

 

Une application implique la manipulation de données et de traitements associés.

  1. Une donnée est une information, par exemple une date, un prénom, un périmètre…
  2. Un traitement est une opération au sens informatique du terme, qui peut entre autre manipuler les données, par exemple, la suppression d’un client, le calcul des dépenses, l’identification d’un utilisateur…

 

(Votre « Age » est une donnée, le « déclenchement d’une impression » est un traitement.)

 

Il me semble d’ailleurs que le terme « donnée » engendre davantage de précisions que le terme « information » !

 

On pourrait très bien dire…

« Voici une information, demain, le temps sera clair et ENSOLEILLÉ_.

-         En informatique, rien que dans cette phrase, nous avons plus d’une donnée ! « Demain » est une donnée, « le temps » en est une autre, et pour notre moral, « clair » et « ensoleillé » en sont deux autres…

 

Quant au « traitement », il s’agit d’une opération informatique qui n’est pas forcément une opération mathématique, c’est la raison pour laquelle on dira un « traitement ».

 

Quant à la partie de l’application qui engendre les opérations conversationnelles entre l’homme et la machine, elle se concrétise par un dialogue alimenté par des fenêtres, c’est la partie de l’application dite « interface utilisateur ».

 

Quant au stockage des données dans votre disque, c’est un ensemble de fichiers de données structurés et reliés entre eux, c’est la partie « base de données ».

 

On peut considérer qu’une application à un noyau, un moteur qui prend en charge l’exécution de l’application dès son démarrage, en ayant recours quand il le faut à une interface utilisateur afin de gérer la partie conversationnelle « homme-machine », la partie « enregistrements des données » sur le disque par l’intermédiaire de la gestion d’une base de données, et Bien sûr, à des traitements, des opérations réalisées discrètement sans rien afficher à l’écran.

  C’est donc un tout, c’est un ensemble de logique et d’outils qui s’enchaînent et se complète.

 

C’est la raison pour laquelle nous devons commencer par une phase d’analyse qui va permettre de recenser les données et les traitements appropriés, de leur affecter une place et un rôle précis dans l’application.

 

L’analyse permet donc étape par étape, de poser puis, de dessiner le plan de l’application, et ce, dans un langage très simple ; un langage qui parfois est un compromis entre le français littéraire et du code de programmation.

 

Chaque étape de l’analyse nous oblige à nous concentrer sur un aspect précis du travail à réaliser, atout considérable que l’on se prive volontairement lorsque nous nous lançons directement dans l’écriture du code !

Vous devez d’ores et déjà prendre conscience que pour réaliser une bonne analyse, vous devez dès le début du travail, prendre connaissance des détails des tâches à réaliser, et parfois même, du contexte dans lequel ces tâches vont être appliquées. Vous devez impérativement savoir vous projeter en avant pour être en mesure de déterminer, dès le départ, les différentes contraintes qui vont également jouer un rôle sur les conditions d’exécution de l’application…

 

Sachez aussi que l’analyse ne doit pas prendre en compte le langage de programmation qui sera utilisé pour la construction de l’application.

(L’analyse doit être neutre.)

 

Pour conclure, la méthode de l’analyse que je vais maintenant vous présenter reprend une analyse existante, l’arbre programmatique, complétée par des modules de l’analyse organique. Quant à la construction de la base de données, nous utiliserons un peu le modèle conceptuel des données de Merise.

Je désire que la démarche soit accessible aux programmeurs non professionnels, c’est le but de cette mission !

 

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