Le verbe

un encrier

Présentation et règles de base

Le verbe est un mot qui exprime,"que l'on est","que l'on fait quelque chose.
Il exprime donc l'état ou l'action.
Sujet :
Le sujet d'un verbe est le mot représentant la personne, l'animal ou la chose dont le verbe exprime l'état ou l'action.
Il répond aux questions :
Pour les personne : Qui est-ce qui ?
Pour les choses : qu'est-ce qui ?
La question devant être posée juste avant le verbe.
Le sujet d'un verbe peut être un nom, un mot quelconque pris substantivement, un pronom ou un verbe à l'infinitif, par exemple :
Le soleil brille ;
Cinq est la moitié de dix ;
Nous étudions ;
Mentir est honteux.

Personnes, nombre :
Le verbe peut subir quatre changements de forme.
Il peut changer de personne, de nombre, de temps et de mode.
La personne est la forme que prend la terminaison du verbe suivant le rôle que joue le sujet dans le discourt, par exemple : je vais, tu vas, il va.
Le nombre est la forme que prend la terminaison, suivant que le sujet est du singulier ou du pluriel, par exemple : je parle, nous parlons.
Il y a trois personnes, la première est celle qui parle, la seconde et celle à qui l'on parle et la troisième et celle de qui l'on parle.
Toutes trois ont un singulier et un pluriel.

Accord du verbe avec son sujet :
Le verbe s'accorde en nombre et en personne avec son sujet, par exemple : je lis, nous lisons, le loup hurle, les loups hurlent.
Quand le verbe a plusieurs sujets, il se met au pluriel. Si les sujets sont de différentes personnes, on donne la prioritéàààla première personne sur les deux autres, à la seconde sur la troisième, par exemple :
Toi, Paul et moi, nous parlons ;
Toi et lui, vous parlez.
Le pronom qui est de la même personne et du même nombre que son antécédent, c'est toi qui es, c'est moi qui suis, c'est Paul et moi qui partons.

Les verbes auxiliaires

Les verbes"avoir"et"être"sont appelés"verbes auxiliaires"car ils servent à conjuguer les autres verbes, par exemple : j'ai commencé, nous sommes venus.

L'attribut :

L'attribut est la qualité que l'on donne au sujet. Il est ordinairement joint au sujet par le verbe"être". L'attribut peut être un adjectif, par exemple : le renard est rusé ; un nom, par exemple : l'or est un métal ; un pronom, par exemple : ce livre est celui de Jean; un participe, par exemple : cet enfant est toujours battant ou battu ; un verbe à l'infinitif, par exemple : vouloir, c'est pouvoir.

Complément du verbe

Les compléments du verbe sont des mots qui complètent la signification de ce verbe en désignant la personne, l'animal ou la chose sur lequel tombe l'action exprimée.
Le complément direct est le mot sur lequel tombe directement l'action exprimée par le verbe.
Il répond à la question"qui"ou"quoi"faites après le verbe, par exemple: il salue son ami, je mange du pain.
Le complément direct peut être représenté par un pronom ou un verbe à l'infinitif, par exemple : l'orgueilleux se flatte, je veux partir.
Le complément indirect est le mot sur lequel l'action du verbe tombe indirectement.
Il se joint au verbe par l'une des prépositions : à, de, par, pour, sur, sous, dans, vers, en, après etc.
Il répond à la question"à qui","à quoi","de qui","de quoi"etc., faites après le verbe, par exemple : l'exilé songe à la patrie, je travaille pour vivre, contez-moi une histoire.
Lorsque le complément ajoute au verbe une idée de temps, de lieu, de manière etc., on l'appelle"complément circonstanciel", par exemple : je vais à PARIS, je travaille avec ardeur, je partirai lundi.

Le temps

Le temps est la forme que prend la terminaison du verbe pour indiquer à quelle époque se rapporte l'état ou l'action.
Il y a trois temps principaux, le présent, le passé et le futur.
Le passé se subdivise en imparfait, passé simple, passé antérieur, passé composé et plus-que-parfait.
Le futur compte le futur simple et le futur antérieur.

Le mode

Le mode est la manière de présenter l'état ou l'action qu'exprime le verbe.
L'infinitif présente l'état ou l'action sans désignation de personne et de nombre, par exemple : vouloir, c'est pouvoir.
L'indicatif présente l'état ou l'action comme certains, positifs, par exemple : je parle, j'ai parlé, je parlerai.
Le conditionnel présente l'état ou l'action comme dépendante d'une condition, par exemple : je parlerais si je pouvais.
L'impératif implique un commandement, par exemple : viens, parlons.
Le subjonctif présente l'état ou l'action comme subordonnés, douteux, incertains, par exemple : je souhaite que tu réussisses.
Le participe présente à la fois l'état ou l'action et une qualité, par exemple : je l'ai vu méditant, absorbé par ses pensées.

Les formes du verbe

Un verbe peut être à la forme active, passive ou pronominale. Le verbe à la forme active présente l'action faite par le sujet. Il est transitif ou intransitif.
Le verbe transitif :
Un verbe est transitif lorsque l'action faite par le sujet passe par un complément direct ou indirect, par exemple : le soleil éclaire la terre, le chien obéit à son maître.
Les verbes qui peuvent s'employer avec un complément direct (comme aimer) sont dis transitifs directs.
Les verbes qui ne s'emploient qu'avec des compléments indirects (comme obéir, songer,) sont dis transitifs indirects.
Le verbe intransitif :
Un verbe est intransitif quand l'action qu'il exprime ne passe pas du sujet sur un complément, par exemple : le poisson nage. Le verbe intransitif s'emploie sans complément d'objet direct ou indirect, mais il peut avoir un complément circonstanciel, par exemple : le loir dort l'hiver.
Dans l'usage, on appelle aussi les verbes intransitifs, les verbes transitifs indirects.
Certains verbes comme"descendre","courir", sont tantôt transitif et tantôt intransitifs, par exemple : descendre un escalier, descendre vite.
La forme passive :
Dans la forme passive, on prend pour sujet le complément direct du verbe transitif direct, par exemple : la souris est mangée par le chat, la poste fut organisée par Louis XI.
La forme pronominale :
Le verbe pronominal est celui qui se conjugue avec deux pronoms de la même personne, je me, tu te, il se, par exemple : ils s'avancent, nous nous avançons.
Le pronom sujet est souvent remplacé par un nom à la troisième personne, par exemple : les aiguilles s'avancent.
Les verbes pronominaux se conjuguent avec l'auxiliaire"être". On distingue les verbes pronominaux réfléchis, qui expriment une action exercée par le sujet sur lui-même, par exemple : je me blesse ; les verbes pronominaux réciproques qui expriment une action mutuelle, par exemple : ils se sont battus.
Il y a des verbes qui ne s'emploient qu'à la forme pronominale, comme par exemple"s'envoler".
La forme impersonnelles :
Le verbe impersonnel ne se conjugue qu'à la troisième personne du singulier avec le pronom"il", par exemple : il pleut, il faudrait.
On l'appelle aussi unipersonnel.

La conjugaison interrogative

Pour conjuguer un verbe à la forme interrogative, on place le pronom sujet après le verbe auquel on le joint par un trait d'union, par exemple : entendez-vous ?
Dans les temps composés, le pronom se place après l'auxiliaire, par exemple : sont-ils venus ?

Radical et terminaison

Tout verbe se compose de deux parties bien distinctes : le radical, racine du verbe qui, en principe, ne change pas, et la terminaison qui varie suivant la personne, le nombre, le mode et le temps.
Dans je chante, vous chantez, chantons,"chant"est le radical."e", "erez","ons"sont des terminaisons.

Les groupes

On distingue trois groupes de conjugaisons :
Le premier groupe comprend des verbes du type"chanter", avec l'infinitif en"er"et le présent en"e", par exemple : je chante. La deuxième personnes du singulier de tous les verbes du premier groupe se termine en"s", excepté à l'impératif, par exemple : parle, chante, va.
On dit cependant, par euphonie : parles-en, vas-y.
Les verbes en"cer", tels que"lancer","avancer", prennent un"ç "devant un"a"et un"o", par exemple : il lança, nous avançons.
Les verbes en"ger", tels que"manger","nager", prennent un"e "après le"g"devant"a"et"o", par exemple : il mangea, nous nageons.
Les verbes qui ont un"e"muet ou un"é"à l'avant dernière syllabe tels que"lever","espérer", remplacent ce"e"ou"é"par un"è "ouvert devant une syllabe muette, par exemple : ils espèrent, je lève.
Les verbes qui ont un"é"fermé le maintiennent au futur et au présent du conditionnel, par exemple : je compléterais, j'espérerais.
Les verbes terminés à l'infinitif par"eler","eter", prennent deux "l"ou deux"t"devant un"e"muet, par exemple : tu appelle, il jette, sauf"bourreler","celer","congeler","déceler","dégeler", "démanteler","écarteler","geler","harceler","marteler", "modeler","peler","acheter","becqueter","leveter","crocheter ","décolleter","épousseter","étiqueter","racheter", qui prennent un"è",
par exemple : je gèle, tu achètes.
Les verbes en"yer"changent le"y"en"i"devant un"e"muet, par exemple : il coudoie. Cependant,"grasseyer"et les verbes en"ayer "conservent le"y", par exemple : je payerai.
Les verbes en"yer"prennent un"y"et un"i"aux deux premières personnes du pluriel de l'imparfait de l'indicatif, et du présent du subjonctif, par exemple : nous croyions, que vous appuyiez.
Dans ce même cas, les verbes en"ier"prennent deux"i", par exemple : vous priiez, que nous priions.
Le second groupe comprend les verbes du type"finir", avec l'infinitif en"ir", et le participe présent en"issant", par exemple : finissant.
"Fleurir", signifiant donner des fleures, est régulier. Signifiant être dans un état prospère, il fait"florissant"au participe présent et"je florissais"etc, à l'imparfait de l'indicatif.
Le troisième groupe comprend tous les autres verbes.
Les verbes à l'infinitif en"ir", qui n'ont pas de participe présent en"issant", comme"venir"et"partir".
Les verbes à l'infinitif en"oir", comme"recevoir","voir", et les verbes à l'infinitif en"re", comme"prendre"et"mordre".

Des particularités

"Haïr"prend un"ï", sauf au singulier de l'indicatif présent et de l'imparfait, par exemple : je hais, tu hais, il hait.
Tous les verbes en"enir"terminent au passé simple et à l'imparfait du subjonctif comme"venir", par exemple : je vins, tu vins, il vint, nous vînmes, vous vîntes, ils vinrent ; que je vinsse, que tu vinsses, qu'il vînt, que nous vinssions etc.
Ils prennent deux"n"devant un"e"muet, par exemple : que je vienne.
Mentir, partir, sentir, sortir, se repentir, perdent le"t"final du radical aux deux premières personnes du singulier de l'indicatif et à l'impératif, par exemple, je mens, tu pars, et à l'impératif : mens, sors, pars.
"Courir","mourir","guérir", et leurs composés prennent deux"r"au futur simple et au conditionnel présent, par exemple : je courrais, tu mourras, il acquerrait.
Remarque : sur les verbes en"oir", ces verbes sont irréguliers, sauf "recevoir","percevoir","concevoir","décevoir","percevoir", "devoir","redevoir".
Les verbes en"cevoir"prennent"ç"devant un"o", et un"u", par exemple : je reçois, j'ai reçu.
"Devoir","mouvoir","redevoir"prennent un accent circonflexe sur le "u"du participe passé au masculin singulier, par exemple : dû, mû, redû.
"Vouloir","pouvoir","valoir", s'écrivent par un"x"au deux premières personnes du singulier du présent de l'indicatif, par exemple : je peux, tu peux.
Sur les verbes en"oir", voir, pouvoir, prennent deux"r"au futur simple et au présent du conditionnel, par exemple : je verrai, tu pourras.
Les verbes en"re", rire, sourire, rompre, corrompre, interrompre, ajoutent un"t"au radical à la troisième personne du singulier du présent de l'indicatif, par exemple : il rit, il sourit, il rompt.
Les verbes en"indre"et en"soudre", prennent le"d"aux deux premières personnes du singulier de l'indicatif présent, par exemple : je peins, tu absous et à l'impératif : peins, absous.
Ils changent le"d"en"t"à la troisième personne du singulier du présent de l'indicatif, par exemple : il peint, il absout.
Les verbes en"aître"et en"oître", prennent un accent circonflexe sur le"i"suivi d'un"t", par exemple : il croît, je connaîtrais.
Le participe passé croître (mais non ceux de ses composés,) prend un"û ", par exemple : crû.
"Faire","dire", font à la deuxième personne du pluriel du présent de l'indicatif, et à l'impératif : vous faites, vous dites, faites, dites.
Il en est de même des composés de ces deux verbes.

Le participe passé

Le participe passé employé sans auxiliaire est un simple adjectif et s'accorde comme celui-ci, par exemple : des fleurs parfumées, une maison perdue.
Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire"être", s'accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe, par exemple : la chose est faite ;
je suis venue.
Le participe passé conjugué avec l'auxiliaire"Avoir", s'accorde en genre et en nombre avec son complément quand ce complément le précède, par exemple : l'histoire que j'ai lue.
Il reste invariable si le complément suit, par exemple : j'ai lu une belle histoire, ou s'il n'y a pas de complément, par exemple : j'ai lu.
Quand un participe passé est suivi d'un infinitif, il est variables, s'il a pour complément direct le pronom qui précède, par exemple : les fruits que j'ai vus mûrir.
Il est invariable s'il a pour complément l'infinitif, c'est-à-dire, si le sujet ne fait pas l'action exprimée, par l'infinitif, par exemple : les fruits que j'ai vu cueillir.
Les participes qui ont pour complément direct, un infinitif sous-entendu, ou une préposition sous-entendue, sont invariables, par exemple : il n'a pas payé toutes les sommes qu'il aurait dû payer.
Le participe passé"fait", suivi d'un infinitif est toujours invariable, par exemple : la maison que j'ai fait construire.
Les participes passés des verbes pronominaux :
Ces verbes se conjuguent avec l'auxiliaire"être"mais celui-ci est mis pour"avoir". L'accord se fait comme avec l'auxiliaire"avoir, par exemple : les lettres qu'ils se sont écrites, ils se sont écrit des lettres.
Dans les verbes intransitifs employés pronominalement, le pronom est complément indirect et le participe passé reste invariable, par exemple:
ils se sont nui.
Le participe passé des verbes impersonnels :
Ce participe est toujours invariable, par exemple : les chaleurs qu'il a fait.
Le participe passé précédé de"le peu", il est variable si"le peu "signifie une petite quantité, par exemple : le peu d'attention que vous avez apportée à ceci a suffi.
Il est invariable si"le peu"signifie le manque, l'absence, par exemple : le peu d'attention que vous avez apporté à ce travail vous a empêché de le réussir.
Le participe passé précédé de"le"ou"en"(mis pour cela,) est invariable, par exemple : la chose est plus grave que nous ne l'avions pensé.
Précédé de"en", il est invariable, par exemple : j'ai demandé des secours, personne ne m'en a fourni.
Le participe varie si le pronom"en"est précédé d'un adverbe de quantité,"combien","autant"etc., par exemple : tant d'ennemis il a attaqués, autant il en a vaincus.
Il reste invariable si l'adverbe suit le pronom"en", par exemple : étant aux belles villes, j'en ai tant vu.

Accord du verbe

Un verbe qui a plusieurs sujets se met au pluriel sauf si les sujets sont synonymes, par exemple : Son courage, sa bravoure intimidait les plus hardis.
Disposés par gradation, par exemple : un mot, un soupire, un regard nous trahit.
Résumés par le dernier, par exemple : un souffle, une ombre, un rien, tout lui donne la fièvre.
Ou réunis par"comme","de même que","ainsi que", Etc., par exemple :
L'enfant, comme les plantes, a besoin de support.
Lorsque le verbe a deux sujets réunis par les conjonctions ni, ou, ils se met au pluriel, si les deux sujets peuvent faire l'action indiquée, par exemple : ni l'or, ni la grandeur ne nous rendent heureux.
Le verbe reste au singulier dans le cas contraire, par exemple : ni l'une, ni l'autre n'est ma mère.
Avec un collectif général (ordinairement précédé de le, la, les,) le verbe se met au singulier, par exemple : le nombre des malheureux est immense.
Avec un collectif partitif (généralement précédé de un, une,) il se met au pluriel, par exemple : une foule de personnes y assistaient.
Beaucoup de, assez de, peu de, la plupart de, une infinité de, force, quantité, demandent le verbe au pluriel.

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